csrdready Inscrivez-moi sur la liste d'attente

Kennisbank

Où se trouvent les données de durabilité dans le commerce de gros

Commerce sans production propre

Un grossiste produit généralement peu lui-même. La plus grande partie du chiffre d'affaires provient de marchandises qui sont achetées, stockées puis revendues. Cela change complètement la nature des données de durabilité par rapport à une usine. Il n'y a pas de processus de production à mesurer, pas de parc de machines dont la consommation d'énergie constitue le cœur du rapport. À la place, tout tourne autour de deux choses : ce qui circule à travers le site (transport, stockage, emballage) et ce qui se passe dans la chaîne avant la porte (la production chez les fournisseurs, souvent dans d'autres pays). Pour un grossiste, les émissions les plus lourdes se situent presque toujours au niveau des produits achetés eux-mêmes, et non au niveau de sa propre exploitation. Cela rend son scope 1 et 2 relativement limité, et le scope 3 proportionnellement d'autant plus important et difficile à compléter.

L'entrepôt comme nœud, pas comme source

L'empreinte physique d'un grossiste se concentre dans le centre de distribution : consommation d'énergie du refroidissement, de l'éclairage, des bornes de recharge pour le parc de véhicules, et la consommation de carburant des camions propres ou sous-traités. Ces données sont souvent disponibles, mais pas toujours au même endroit. Les services généraux gèrent les factures d'énergie du bâtiment, le service transport gère les kilomètres et les tickets de carburant (ou en délègue la gestion à un prestataire logistique), et le gestionnaire du parc de véhicules dispose encore d'un registre distinct pour les contrats de leasing et la consommation. Quiconque souhaite rapporter sur le transport et le stockage propres doit donc consulter au minimum trois services qui tiennent chacun une partie du même tableau, sans qu'il existe une vue d'ensemble unique indiquant quels trajets, quels véhicules et quels flux d'énergie se rapportent à quoi.

La chaîne avant la porte

La plus grande partie des données de durabilité d'un grossiste ne se trouve pas dans l'entreprise elle-même, mais chez les fournisseurs. Il peut s'agir de centaines d'acteurs, répartis dans différents pays, chacun avec un niveau de maturité de reporting différent. Certains fournisseurs communiquent un chiffre de CO2 par produit, d'autres ne donnent qu'un poids et un pays d'origine, et d'autres encore ne donnent rien. Ces informations arrivent via des contrats d'achat, des confirmations de commande, des e-mails et parfois un fichier Excel isolé qu'un fournisseur a envoyé un jour. Il existe rarement un système dans lequel il est consigné, par produit ou par fournisseur, quelles données de durabilité sont disponibles, qui les a fournies et de quand elles datent. Sans cette vue d'ensemble, il est impossible de voir quelle part des achats est effectivement couverte par des chiffres utilisables et quelle part doit se reposer sur une estimation ou un facteur sectoriel générique.

Des systèmes de stock qui n'ont pas été conçus à cet effet

Le WMS (warehouse management system) et le système ERP d'un grossiste sont organisés autour des volumes, des emplacements et des délais de traitement, pas des caractéristiques de durabilité. Un article y possède un SKU, un poids et un fournisseur, mais rarement un chiffre de CO2 associé ou une composition matérielle. Quiconque souhaite combiner ces informations doit relier le fichier produit issu de l'ERP à un fichier séparé contenant les données des fournisseurs, lequel est à son tour régulièrement mis à jour sans qu'il soit clair quelle version est la plus récente. Chez les grossistes disposant d'un large assortiment, cela atteint rapidement des milliers de lignes d'articles qui doivent être assemblées manuellement ou via une liaison fragile, à chaque nouvelle période de reporting.

Importation, emballage et le dernier kilomètre

Les grossistes qui achètent à l'international disposent encore d'une couche de données supplémentaire : les données d'importation et de douane concernant l'origine et le mode de transport (fret maritime, fret aérien, transport routier), qui sont pertinentes pour le calcul des émissions liées au transport mais qui sont généralement gérées par un service logistique ou douanier peu habitué aux questions de durabilité. En outre, l'emballage constitue un point récurrent : le matériau et le poids des cartons, palettes et films sont souvent suivis pour le calcul des coûts, pas pour le reporting environnemental, ce qui fait que les unités et les définitions ne correspondent pas à ce dont un rapport de durabilité a besoin. Et chez les grossistes disposant d'un service de livraison propre, le dernier kilomètre vers le client s'ajoute encore, avec ses propres données d'itinéraire et de véhicules, distinctes du reste.

Ce qui distingue ce secteur des autres

La combinaison d'une exploitation propre limitée et d'une chaîne lourde et fragmentée en amont est ce qui distingue un grossiste, par exemple, de données de durabilité dans l'industrie manufacturière, où ce sont justement les processus de production propres qui constituent l'essentiel, ou de données de durabilité dans le commerce de détail, où le magasin et le consommateur ajoutent une couche supplémentaire. Les grossistes qui organisent également leur propre transport reconnaîtront par ailleurs beaucoup de points communs avec données de durabilité dans le secteur du transport, où les kilomètres, le carburant et les données des véhicules sont également répartis entre plusieurs systèmes et acteurs. Un bon point de départ n'est alors pas un outil censé tout collecter, mais un registre indiquant, pour chaque donnée, d'où elle vient, qui en est responsable et à quel point elle est actuelle, afin de rendre clair quelle partie de la chaîne est déjà couverte et quelle partie repose encore sur une estimation.

Dès que cette vue d'ensemble existe, on obtient également une image de la part de ce travail de collecte et de mise en relation qui s'effectue de manière répétitive et manuelle, depuis le dépouillement des e-mails des fournisseurs jusqu'à la fusion de fichiers Excel. C'est précisément le type de travail dont le scan de travail de FTE TO AI calcule, tâche par tâche, quelle part peut être reprise par l'IA, afin de mettre en évidence où les collaborateurs consacrent du temps à un travail qui pourrait être organisé de manière plus systématique.

Marvinde assistent van de Data Readiness Scan

Vraag maar waar een datapunt vandaan komt. Dat is meestal de hele vraag.

Answers come from this site’s knowledge base. Not tailored advice, and not a scan of your company.