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Une fois la lineage établie, la conversation sur vos chiffres change

La question derrière cette question

Celui qui pose cette question a généralement déjà un registre quelque part, ou vient d'en commencer un, et veut savoir si cet effort sera rentable. C'est une question légitime. Établir la lineage prend du temps : rechercher pour chaque point de données où le chiffre prend naissance, par quels systèmes et feuilles de calcul il transite, qui le modifie et selon quelle règle il est correct ou non. Vous ne voulez pas perdre ce temps pour quelque chose qui finit ensuite dans un tiroir.

Ce qui change, ce n'est pas le chiffre lui-même. La lineage ne change rien au résultat d'un calcul. Elle change qui peut expliquer ce résultat, et combien de temps cela prend.

De la recherche à la désignation

Sans lineage, chaque question sur un point de données est une recherche. Quelqu'un appelle le contrôleur précédent, ou parcourt des échanges d'e-mails, ou ouvre dix onglets pour reconstituer d'où vient un chiffre. Cela fonctionne, jusqu'à ce que cette personne soit en vacances, change de fonction ou quitte l'entreprise. À ce moment, la question qui lit votre registre de points de données si vous n'êtes plus là n'est plus hypothétique mais bien réelle.

Avec la lineage en ordre, la recherche devient une désignation. Un auditeur, un nouveau contrôleur, un organisme de surveillance demande l'origine d'un chiffre, et la réponse est établie : ce système, ce lien, cette hypothèse, ce responsable. Cela ne garantit pas que la réponse plaise. Cela garantit qu'il existe une réponse, et qu'elle ne dépend pas de qui se trouve être présent ce jour-là.

Ce que la lineage ne résout pas

Il est plus honnête de préciser aussi ce que la lineage ne fait pas. Établir la lineage ne rend pas un mauvais point de données bon. Si un chiffre repose sur une estimation que personne ne peut plus justifier, la lineage montre précisément cela : une estimation sans justification. C'est un progrès, car auparavant personne ne savait qu'il s'agissait d'une estimation. Mais le chiffre lui-même n'en change pas.

La lineage ne vous dit pas non plus automatiquement quels points de données sont réellement nécessaires. Certaines organisations enregistrent des centaines de points de données parce qu'un modèle le demande, alors qu'une partie de ceux-ci ne figure jamais dans un rapport. Cartographier la lineage rend cela visible, mais le choix de supprimer ou de conserver quelque chose reste ensuite du ressort de l'organisation.

Et la lineage ne résout pas un problème de responsabilité qui n'a jamais existé. Si un point de données n'appartient à personne, il continue de n'appartenir à personne, même si l'origine est clairement documentée. Ce qui change, c'est que l'absence de responsable se remarque désormais au lieu de passer inaperçue.

Pourquoi cela varie selon le sujet

L'ampleur du changement dépend d'où vous partez. Pour les chiffres de CO2, l'origine est souvent déjà largement établie, dans des factures, des données de consommation ou des déclarations de fournisseurs, ce qui explique en partie pourquoi le CO2 est généralement le premier sujet par lequel les organisations commencent. Pour les indicateurs sociaux ou de gouvernance, la source est plus souvent une estimation, un comptage manuel ou une hypothèse jamais documentée. Là, la lineage change davantage, simplement parce qu'il y a plus à découvrir.

Le temps que cela prend dépend à son tour du nombre de points de données ayant déjà une source identifiable. Une organisation où la majeure partie des points de données a déjà une source termine plus vite qu'une organisation qui doit encore rechercher, point de données par point de données, d'où celui-ci provient. Cette différence explique aussi pourquoi il n'existe pas de réponse fixe à la question combien de temps faut-il pour mettre un sujet en ordre ; cela dépend de ce qui est déjà en place et de ce qui doit encore être reconstitué.

Ce qui change concrètement

Trois choses changent typiquement une fois la lineage établie par point de données.

Premièrement : les questions des auditeurs ou des organismes de surveillance prennent un autre caractère. Au lieu d'une reconstitution après coup, il y a un renvoi vers une source documentée. Cela ne change rien au résultat du contrôle, mais bien au temps que le contrôle prend et à la confiance que l'organisation peut afficher dans ses propres chiffres.

Deuxièmement : les changements de systèmes ou de normes de reporting deviennent moins risqués. Si l'on sait quel point de données vient de quel système, on sait aussi ce qui change lorsque ce système est remplacé. Sans cette connaissance, une organisation le découvre souvent seulement après coup, quand un chiffre manque soudainement ou s'écarte.

Troisièmement : la conversation sur la qualité passe d'un doute individuel à une règle partagée. Là où auparavant quelqu'un décidait au feeling si un chiffre semblait fiable, il existe désormais une règle établie qui explique quand un point de données est approuvé et quand il ne l'est pas. Cela rend l'évaluation moins dépendante de qui regarde par hasard.

Et ensuite

Une fois la lineage établie, il reste du travail qui incombe aux personnes : évaluer les points de données, traiter les exceptions, tenir les sources à jour. Certaines de ces étapes sont faciles à répéter et donc adaptées à une prise en charge par un système, d'autres exigent une évaluation continue. Qui souhaite savoir quelle part de ce travail de suivi peut être confiée à l'IA et quelle part reste du travail humain trouvera, dans le scan de travail de FTE TO AI, une analyse par tâche, indépendante de ce sujet mais partant de la même question : ce qu'un système peut reprendre, et ce qu'il ne peut pas.

Marvinde assistent van de Data Readiness Scan

Vraag maar waar een datapunt vandaan komt. Dat is meestal de hele vraag.

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